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Revue de presse
La langue mystérieuse de Nicolas Rolland La peinture de Nicolas Rolland est un voyage à travers les styles et la matière. Irréductible à un genre, il est tour à tour abstrait et réaliste, calligraphe et dessinateur, et s’empare avec une même sensibilité des formes les plus différentes.

Un élément fort relie entre elles les dernières séries réalistes composées en 2006 : le choix d’une seule et unique couleur. Le vert, ou le bleu, filtrent et transforment la vision d’un monde aussi familier qu’étrange.

Une femme dans un parc se détache au premier plan, imprégnée du vert des arbres qui l’entourent, métamorphosée par le dégradé de couleurs vertes auquel elle livre son visage fragile.
Un buste gracieux conquiert sa puissance sculpturale sur le fond bleu qui l’enserre comme un écrin. Gagné par ce prisme bleu, le corps a une sensualité charnelle et l’éclat de la pierre.
Ce dérèglement des couleurs défait les repères traditionnels de la peinture, et opère une subtile métamorphose des matières.

Aussi dénudés soient-ils, les corps ne sont jamais entièrement nus dans ces toiles. L’étoffe des tissus, très travaillée, rivalise de sensualité avec le grain de la peau. Les drapés modèlent des silhouettes élégantes, recouvrent et découvrent d’un même mouvement.
Loin d’être dissimulé par le vêtement, le corps est habilement mis en scène par les plis qui l’habillent, et les échancrures dans lesquelles le regard aime à plonger. Nostalgique montre un buste de dos, engoncé dans un corsage plissé. Au premier plan, la fermeture éclair se détache de manière ambiguë, appelant et interdisant le geste qui viendrait l’arracher.

Une série d’huiles abstraites reprennent ces mêmes tons bleus, pour composer de purs univers de couleurs, que quelques feuilles d’or viennent auréoler de leur éclat brillant. Les toiles sont recouvertes de lettres mystérieuses ; on s’acharnerait en vain à vouloir déchiffrer les phrases écrites en une langue inconnue. Article, Epopée, Roman, Nouvelle, tels sont les titres de ces œuvres à mi-chemin entre l’abstraction et la calligraphie.

La peinture de Nicolas Rolland parle une langue délicate : elle chante la beauté des corps et la sensualité des couleurs, rejoue des souvenirs familiers sur un mode inconnu.
Aquarelle, dessin, huile, toutes ces techniques sont autant de manières différentes de se confronter à la matière, et d’opérer toutes les métamorphoses qu’on attend de l’œil de l’artiste.

Julia Peker

novembre 2006

Paru sur http://www.paris-art.com
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